La lettre de Yonathan D., un soldat héroïque — comme le sont tous
(Ce témoignage est celui d’un soldat israélien. J’ai fait de mon mieux pour le traduire avec justesse et respect. Certains détails ont été volontairement laissés de côté, par pudeur et pour préserver la sécurité d’Israël.)
Cela fait plus d’un an que je parle, de temps en temps, avec Yonathan D.
Un soldat parmi tant d’autres, mais unique dans son courage.
On échange quand il peut, entre deux missions, quand il a une minute et un peu de réseau.
On ne parle jamais longtemps. On ne dit que l’essentiel.
Hier soir, il m’a envoyé un long message.
En le lisant, j’ai compris qu’il n’était pas seulement pour moi.
Il était pour nous tous.
Ses mots m’ont traversée.
Je vous les transmets.
« Le 7 octobre, je dormais encore quand la sirène a hurlé. Au début, j’ai cru à un exercice.
Puis j’ai vu la tête de mon commandant. Là, j’ai compris.
Dans le bus, personne ne parlait. On regardait nos téléphones, on voyait les vidéos, on entendait les cris.
Moi, je serrais mon sac et je me disais : ok, c’est pour de vrai.
Quand on est arrivés à Be’eri, tout était calciné, silencieux.
Des photos dans la boue, des jouets dans les flaques, des portes arrachées.
Et déjà, des copains qui ne rentreraient pas.
J’ai vu des trucs que je n’oublierai jamais. Je ne les décrirai pas. Ça suffit.
J’ai pensé à mes parents, à mes sœurs, au petit mot que ma mère avait mis dans ma poche : Reviens. Je t’aime.
Je me suis promis : Je reviendrai. »
« On est restés longtemps dans le Sud après ça.
On sécurisait des zones, on voyait des horreurs.
La nuit, je dormais à peine.
J’écoutais mon père respirer au téléphone sans savoir quoi lui dire.
Ma mère envoyait des messages. Je répondais pas toujours… parce que je pouvais pas lui dire la vérité, et je voulais pas lui mentir non plus.
Je voulais pas qu’elles gardent de moi une photo figée.
Je voulais qu’elles me voient vivant.
Et vous, vous savez pas, mais c’est vous qui me tenez debout.
Sans vous, j’aurais déjà lâché.
La nuit, je pense à ceux qu’on a perdus. Surtout à mon meilleur pote.
Je lui parle encore, dans ma tête. Je lui raconte la suite, comme s’il m’entendait. »
« Un soir, on a reçu l’ordre d’entrer à Gaza.
Dès les premiers pas, j’ai compris : ça n’allait pas être une promenade.
Chaque mètre, je me disais : Peut-être que c’est pour moi.
Quand mon meilleur pote est tombé à quelques mètres, mes jambes ont lâché.
Mais je me suis relevé. Parce qu’on n’avait pas le choix.
Le jour, on avançait. La nuit, j’écrivais des messages que je n’envoyais jamais :
Maman, je vais bien.
Mes sœurs, rigolez pour moi.
Papa, je tiens.
Dans ma poche, j’ai gardé le dessin d’une petite fille : une colombe et un drapeau. Ça me rappelle pourquoi je suis là.
Entre deux tirs, on se faisait des blagues débiles. On pariait sur qui boufferait la pire boîte de conserve. On rigolait, juste pour pas péter les plombs. »
« Après Gaza, j’ai rejoint le front au Liban.
Ici, le froid pique. Les nuits sont longues. On apprend à reconnaître les bruits.
Mais dans ce silence, j’ai trouvé une force.
On se surveille, on se parle pas beaucoup, mais on se comprend d’un regard.
Une vieille dame m’a pris la main et m’a dit : Merci.
Elle sait pas à quel point j’avais besoin d’entendre ça.
Ici aussi, on sait pourquoi on est là. Et tant que je respire, je tiendrai. »
« À mes frères d’armes :
Tenez. Même quand vos jambes tremblent.
Même quand vous croyez que c’est fini.
Ne lâchez pas.
On est un seul corps, un seul peuple. Et on lâche jamais.
Aux parents :
Je sais que vous dormez pas. Je sais que vous priez pour nous, chacun à sa façon.
Soyez fiers de nous. Tenez pour nous. C’est votre force qui nous tient debout. Vous êtes ici avec nous, dans chacun de nos pas
Et à vous tous :
Je ne suis pas un héros. Je suis juste un fils, un frère, un soldat.
Mais tant que je respire, je suis là pour vous. Votre foi nous porte autant que nos armes.
Et maintenant, c’est à moi de te répondre.
Jonathan, tu dis que t’es pas un héros.
Mais toi et vous tous, vous êtes nos remparts. Vous êtes nos mains, nos jambes, notre courage.
Vous êtes la voix d’un peuple qui refuse de tomber.
Et toi, dans la nuit, cherchant des mots, sache que nous pensons à toi.
Nous vous portons. Avec nos mots, nos larmes, nos cœurs et nos prières.
Merci pour ton courage, même quand tout semble impossible.
Merci pour ton amour, dans le froid comme dans la chaleur.
Merci pour tes pas, même quand ils vacillent.
Tu dis que t’as jamais cessé d’aimer Israël.
Alors écoute bien, Jonathan :
Quand tout sera fini, tu rentreras. Tu poseras tes armes. Nous serons là pour toi. Comme toi, tu as été là pour nous.
Il n’y a pas un jour où on ne prie pas pour vous, où on ne pense pas à vous, où on n’est pas là pour vous.
Le peuple d’Israël est uni. Nous formons un seul corps, une seule âme.
Ton courage est notre fierté. Ton combat est notre combat. Ta douleur est notre douleur.
Et ta victoire sera la nôtre.
✡️ « Le peuple d’Israël est comparé à un seul homme, avec un seul cœur. » (Rachi, Exode 19:2)
Ce témoignage est sorti de ses tripes. De la vérité brute d’un soldat en mission, pour que nous n’oublions jamais qui nous sommes.
Nous sommes là pour eux, comme eux sont là pour nous. Nous sommes debout, ensemble.
Am Israël Haï — le peuple d’Israël est vivant. Et il le restera.
Sarah Ben — Trouver en Israël

Yonatan D, en mission actuellement dans le sud de la bande de Gaza.
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D vous protège. Rentrez tous vite à la maison sains et sauves 🇮🇱🇮🇱👍🙏🙏🙏❤️❤️💪💪🙏🇮🇱🙏🇮🇱🙏💪🙏👍👍❤️💪💪🙏🇮🇱❤️❤️❤️❤️
Quelle émotion.
Quelle force.
Quel amour pour Israël, le peuple juif.
Qu’elle sagesse
Sachant que la majorité de ses jeunes ne sont pas des militaires de carrière mais des réservistes
Que D protège tous les soldats d’Israël 🇮🇱cars se sont des enfants si jeunes.
Nous sommes si fier de ce qui font pour notre pays.