1000 jours plus tard : ce que le 7 octobre a fait d’Israël… et de nous

Par:  Sarah Ben

Crédit photo: Ziv Koren

 

« On me demande souvent : “Comment faites-vous pour continuer à vivre ?”

Pendant longtemps, je n’ai jamais su quoi répondre.

Aujourd’hui, mille jours après le 7 octobre, je crois enfin avoir trouvé les mots.»

Il existe des dates qui changent une vie.

Et il existe des dates qui changent l’histoire d’un peuple.

Le 7 octobre 2023 restera gravé dans la mémoire d’Israël comme l’une des journées les plus sombres depuis la création de notre État.

Lorsque les premiers terroristes du Hamas ont franchi la frontière ce matin-là, ils ne sont pas seulement venus attaquer un pays.

Ils sont venus attaquer des familles.

Des enfants.

Des grands-parents.

Des jeunes qui dansaient à un festival de musique.

Des parents qui prenaient leur petit-déjeuner.

Des soldats encore en pyjama.

Ils sont venus tuer.

Enlever.

Brûler.

Violer.

Terroriser.

Plus de mille deux cents personnes ont été assassinées.

Des centaines d’autres ont été emmenées à Gaza comme otages.

Israël venait de vivre le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah.

Aujourd’hui, mille jours ont passé.

Mais il n’y a pas un seul matin où nous nous réveillons sans que cette journée ne fasse encore partie de nous.

Parce que le 7 octobre ne s’est jamais vraiment terminé.

Il vit encore dans nos souvenirs.

Dans nos conversations.

Dans les visages qui nous manquent.

Dans les sièges vides autour des tables de Shabbat.

Dans les regards de ceux qui ont survécu.

Dans les cauchemars de ceux qui étaient là.

Et dans le cœur de tout un peuple.

Je me souviens parfaitement de cette matinée.

J’étais à la synagogue de Jérusalem.

C’était Sim’hat Torah.

Les gens dansaient.

Ils chantaient.

Ils célébraient la fête avec cette joie si particulière que seuls les Israéliens savent vivre.

Moi, j’étais assise.

Devant moi se trouvait un siddour.

Je l’ai ouvert presque machinalement.

Je suis tombée sur une page.

Le Shema Israël.

« Shema Israël, Hashem Elokeinu, Hashem E’had. »

Je ne sais toujours pas pourquoi.

Je me suis mise à le réciter.

Encore.

Et encore.

Autour de moi, tout le monde dansait.

Je me répétais intérieurement :

“Sarah… qu’est-ce qui t’arrive ? Lève-toi… danse avec eux…”

Mais quelque chose m’en empêchait.

Je n’avais pas dormi de la nuit.

Un pressentiment.

Une angoisse.

Impossible de l’expliquer.

Puis les sirènes ont commencé.

Une.

Puis une deuxième.

Puis une troisième.

À Jérusalem, nous avons malheureusement l’habitude des alertes.

Je n’ai donc pas immédiatement pensé que ce jour serait différent des autres.

J’ai pris mon téléphone.

Benjamin Netanyahou apparaissait déjà à l’écran.

Je me souviens encore de son visage.

Il était pâle.

Très pâle.

Il parlait d’un événement extrêmement grave.

Il essayait de rassurer les Israéliens.

Mais dans ses yeux, on comprenait déjà que quelque chose d’inimaginable était en train de se produire.

Quelques minutes plus tard, j’ai allumé la télévision.

Et c’est une scène que je n’oublierai jamais.

Des Israéliens appelaient en direct.

Ils criaient.

Ils suppliaient.

Ils demandaient qu’on vienne les sauver.

Je me souviens avoir crié devant mon écran :

“Mais envoyez l’armée ! Envoyez la police ! Faites quelque chose !”

Je ne comprenais pas.

Personne ne comprenait.

Nous étions en train d’assister, en direct, à quelque chose que nous pensions impossible.

Pendant des années, nous avions étudié la Shoah.

Nous avions regardé les témoignages des survivants.

Nous nous étions promis :

“Plus jamais.”

Et pourtant…

Ce matin-là…

L’Histoire venait brutalement nous rappeler qu’aucune promesse ne protège un peuple lorsque la haine décide de frapper.

Les jours qui ont suivi furent irréels.

Chaque matin apportait une nouvelle liste de victimes.

Un nouveau visage.

Une nouvelle famille détruite.

Les invitations aux enterrements se succédaient.

Des amis m’appelaient.

Ils pleuraient.

Je n’avais plus les mots.

Moi aussi, j’ai perdu une amie.

Elle travaillait au festival Nova.

Elle était mariée.

Mère de quatre enfants.

Pendant longtemps, je n’ai pas réussi à parler d’elle.

Certaines douleurs restent silencieuses.

Elles sont trop profondes pour être racontées.

Je regardais autour de moi.

Je ne connaissais presque plus personne qui n’avait pas perdu quelqu’un.

Un fils.

Un frère.

Un voisin.

Un collègue.

Un ami.

En Israël, cette guerre n’a épargné personne.

Et c’est sans doute cela que beaucoup de gens à l’étranger ont du mal à comprendre.

Pour eux, c’était une guerre.

Pour nous…

C’était notre vie.

 Quand un peuple décide de vivre

 
Pendant que les combats faisaient rage, un autre phénomène, plus silencieux, prenait forme.
 
Israël était en train de se reconstruire.
 
Pas après la guerre.
 
Pendant la guerre.
 
C’est probablement ce qui m’a le plus marquée.
 
Avant le 7 octobre, comme dans toutes les démocraties, nous nous disputions. Nous débattions de politique. Nous étions parfois profondément divisés.
 
Puis, en quelques heures, tout cela a disparu.
 
Nous n’étions plus des électeurs.
 
Nous étions un peuple.
 
Je n’oublierai jamais ces jours-là.
 
Dans l’entrée de mon immeuble, les portraits des otages sont apparus.
 
Chaque matin, en sortant de chez moi, je croisais leurs visages.
 
Impossible de les oublier.
 
Dans les rues de Jérusalem, des centaines de photos de jeunes soldats étaient collées sur les murs, aux arrêts de bus, sur les poteaux, aux carrefours.
 
Leurs sourires étaient partout.
 
Leurs noms aussi.
 
À chaque nouveau portrait, on savait qu’une famille venait d’être brisée.
 
Puis il y avait les autocollants.
 
Ces petits autocollants que l’on retrouve aujourd’hui encore sur les voitures, les vitrines, les lampadaires.
 
Le visage d’un soldat.
 
Une phrase.
 
Un prénom.
 
Ils sont devenus une partie du paysage israélien.
 
Comme si tout un pays refusait que l’on oublie ceux qui avaient donné leur vie.
 
Et pourtant, au milieu de cette douleur, quelque chose d’extraordinaire s’est produit.
 
Au lieu de se refermer sur lui-même, Israël s’est ouvert.
 
Je me souviens d’un client de Sdérot.
 
Son frère venait d’être tué.
 
Lorsque je lui ai parlé, je m’attendais à entendre un homme détruit.
 
Il l’était.
 
Mais il m’a dit autre chose.
 
« Nous avons créé une association. Nous préparons des repas. Nous apportons de la nourriture aux soldats. Nous aidons ceux qui en ont besoin. »
 
Je suis restée silencieuse.
 
Comment quelqu’un qui venait de perdre son frère pouvait-il encore trouver la force de donner aux autres ?
 
Puis j’ai compris.
 
C’était précisément comme cela que nous survivions.
 
En donnant.
 
En Israël, lorsqu’une personne tombe, une autre tend la main.
 
Puis une troisième.
 
Puis une quatrième.
 
Très vite, ce n’est plus une personne qui aide.
 
C’est tout un peuple.
 
J’ai vu des restaurateurs cuisiner gratuitement pour les réservistes.
 
Des agriculteurs récolter les champs de voisins mobilisés.
 
Des étudiants remplacer des enseignants.
 
Des psychologues recevoir des familles sans demander un seul shekel.
 
Des entreprises continuer à payer leurs employés partis des mois sous les drapeaux.
 
J’ai vu des femmes préparer des repas toute la nuit.
 
Des adolescents organiser des collectes.
 
Des retraités conduire des centaines de kilomètres pour livrer des équipements.
 
Personne n’attendait qu’on lui demande.
 
Chacun cherchait simplement où il pouvait être utile.
 
C’est à ce moment-là que j’ai compris quelque chose.
 
On dit souvent qu’Israël est un petit pays.
 
C’est faux.
 
Israël est une immense famille.
 
Et cela, il est impossible de le comprendre tant qu’on ne l’a pas vécu.
 
On me demande souvent :
 
« Comment faites-vous pour continuer à vivre ? »
 
Je crois que la réponse est là.
 
Parce qu’ici, personne ne porte sa douleur seul.
 
Une femme éclate en sanglots dans un supermarché.
 
Une inconnue la prend dans ses bras.
 
Un réserviste rentre chez lui.
 
Des voisins qu’il n’a jamais rencontrés viennent lui dire merci.
 
On croise quelqu’un dans la rue.
 
On ne le connaît pas.
 
On échange simplement quelques mots :
 
« Am Israël Haï. »
 
Et cela suffit.
 
Ces trois mots veulent dire bien plus que « le peuple d’Israël est vivant ».
 
Ils veulent dire :
 
« Je suis avec toi. »
 
« Je sais ce que tu traverses. »
 
« Tu n’es pas seul. »
 
C’est sans doute cela que j’aimerais que le monde comprenne.
 
La force d’Israël ne réside pas uniquement dans son armée.
 
Ni dans son économie.
 
Ni dans sa technologie.
 
Elle réside dans cette capacité presque inexplicable à transformer la douleur en solidarité.
 
À transformer le deuil en engagement.
 
À transformer les larmes en actes.
 
Je pense souvent à mon amie.
 
Elle travaillait au festival Nova.
 
Elle était mère de quatre enfants.
 
Sa disparition m’a profondément bouleversée.
 
Pendant longtemps, je n’ai pas réussi à prononcer son nom sans avoir la gorge nouée.
 
Aujourd’hui, lorsque je vois son mari poursuivre des actions de solidarité, aider d’autres familles et faire vivre sa mémoire à travers le bien qu’il accomplit, je comprends que certaines personnes ne disparaissent jamais vraiment.
 
Elles continuent de vivre à travers ceux qu’elles inspirent.
 
Et peut-être est-ce cela, la plus belle réponse que l’on puisse apporter à ceux qui voulaient semer la mort.
 
Répondre par davantage de vie.
 
Par davantage d’amour.
 
Par davantage de lumière.
 
Ils ont voulu faire de nous un peuple de survivants.
 
Ils ont réveillé un peuple qui a choisi de rester vivant.
 

Ce que ces mille jours m’ont appris

 
Pendant longtemps, je me suis demandé ce que le 7 octobre nous avait pris.
 
Il nous a pris des parents.
 
Des enfants.
 
Des amis.
 
Des voisins.
 
Il nous a pris une certaine innocence.
 
Pendant des mois, je me suis concentrée sur tout ce que nous avions perdu.
 
Puis, un jour, j’ai compris que cette guerre avait aussi révélé quelque chose d’immense.
 
Elle nous avait rappelé qui nous étions.
 
Je suis journaliste.
 
Mon métier consiste à raconter l’actualité.
 
Mais ces mille jours m’ont appris qu’il existe des histoires que les chiffres ne racontent jamais.
 
Aucun bilan ne dira ce que j’ai ressenti en voyant des inconnus s’étreindre dans la rue.
 
Aucune statistique ne racontera les milliers de bénévoles qui ont quitté leur travail pour préparer des repas, récolter des dons ou accompagner des familles endeuillées.
 
Aucun rapport officiel ne pourra mesurer la force d’une mère qui enterre son fils et qui, quelques semaines plus tard, décide de créer une association pour aider d’autres familles.
 
Voilà le véritable visage d’Israël.
 
Ce n’est pas seulement un pays.
 
C’est une responsabilité que chacun porte pour l’autre.
 
On me demande souvent :
 
« Comment faites-vous pour continuer ? »
 
Je réponds toujours la même chose.
 
Parce qu’en Israël, personne ne traverse une épreuve seul.
 
Quand quelqu’un tombe, il y a toujours une main pour le relever.
 
Parfois celle d’un voisin.
 
Parfois celle d’un inconnu.
 
Parfois celle d’un soldat de dix-neuf ans qui protège des gens qu’il ne rencontrera jamais.
 
C’est cela qui me donne de l’espoir.
 
Je pense souvent à mon amie, assassinée au festival Nova.
 
Je pense à son mari.
 
Au lieu de laisser la haine remplir sa vie, il a choisi de faire vivre sa mémoire par le bien.
 
Il aide.
 
Il donne.
 
Il agit.
 
Et je me dis que c’est peut-être cela, la plus belle victoire que l’on puisse remporter.
 
Refuser que la mort ait le dernier mot.
 
Le Hamas a voulu semer la terreur.
 
Il a laissé derrière lui un peuple blessé.
 
Mais il a aussi réveillé quelque chose qu’il n’avait pas compris.
 
La force d’Israël ne vient pas uniquement de son armée.
 
Elle vient de son peuple.
 
Ils pensaient nous diviser.
 
Nous nous sommes rapprochés.
 
Ils pensaient nous faire fuir.
 
Nous avons continué à construire.
 
Ils pensaient nous condamner à la peur.
 
Nous avons choisi de continuer à vivre.
 
Aujourd’hui, les cafés sont pleins.
 
Les écoles résonnent des voix des enfants.
 
Des couples se marient.
 
Des bébés naissent.
 
Des entrepreneurs créent.
 
Des chercheurs innovent.
 
Des réservistes reprennent leur travail.
 
La vie a repris ses droits.
 
Non pas parce que nous avons oublié.
 
Mais parce qu’oublier serait donner raison à ceux qui ont voulu nous détruire.
 
Je repense souvent à cette matinée de Sim’hat Torah.
 
Je revois ce siddour ouvert devant moi.
 
Je revois ces mots que je récitais sans comprendre pourquoi :
 
« Shema Israël, Hashem Elokeinu, Hashem E’had. »
 
Je ne saurai peut-être jamais pourquoi je n’ai pas pu m’arrêter de les répéter.
 
Peut-être que mon cœur savait déjà ce que mon esprit refusait encore de croire.
 
Mille jours plus tard, je sais une chose.
 
On peut assassiner des innocents.
 
On peut brûler des maisons.
 
On peut enlever des enfants.
 
On peut tenter de briser un peuple.
 
Mais on ne peut pas détruire une nation qui a choisi la vie.
 
Je m’appelle Sarah Ben.
 
Je suis Israélienne.
 
J’ai pleuré.
 
J’ai eu peur.
 
J’ai perdu des personnes que j’aimais.
 
Comme des millions d’autres Israéliens.
 
Mais si aujourd’hui quelqu’un me demande comment nous avons tenu pendant ces mille jours…
 
Je lui répondrai simplement :
 
Parce qu’en Israël, lorsqu’une personne tombe, un peuple entier se relève avec elle.
 
Et tant que nous continuerons à nous relever ensemble, aucun ennemi ne pourra nous enlever ce que nous avons de plus précieux.
 
Notre humanité.
 
Notre unité.
 
Notre amour de la vie.
 
Am Israël Haï.
 
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reine
reine
10 hours ago

magnifique j’ai la gorge nouee

BENANOU
BENANOU
9 hours ago

🙏🇮🇱💪

Katia D
Katia D
9 hours ago

Sarah, merci pour ces mots bouleversants de justesse. Am Israel Hai

Yossef
Yossef
9 hours ago

Je viens de terminer votre article, les larmes aux yeux.
J’ai pourtant lu des centaines de témoignages depuis le 7 octobre, mais jamais je n’avais ressenti avec autant de justesse ce que signifie vivre cette tragédie en Israël.
Vous avez réussi à mettre des mots sur ce que tant d’entre nous ressentent sans parvenir à l’exprimer. Merci d’avoir raconté notre douleur, mais aussi notre force, notre unité et notre choix de continuer à vivre.
Cet article devrait être lu bien au-delà d’Israël. Merci, Sarah.

Lellouche Charly
Lellouche Charly
9 hours ago

Texte sublime qui sera lu dans les écoles dans une ontologie quo va naître

De mon côté j’écrivais beaucoup poèmes et chansons (plus de 1600 textes)

Trois jours apres le 7 0ctobre j’étais toujours figé et sur un soupir, un pleur retenu d’un ami…

je me suis mis à sanglotter comme un gosse, moi qui suis grand-père et j’ai écrit le poème “Je pleure et je sanglotte” mais…

…mais a part 2 ou 3 poèmes que j’ai écrit pour un de mes petits fils, le plus jeune – bientôt 11 ans et qui me permet d’avoir toujours 11 ans – je n’arrive vraiment plus a écrire de poème ni de composer un air de chanson

On m’a dit que c’était le cas de beaucoup d’autres en Israël..

Même cela ils nous l’ont cassé

Par contre je passe le temps que j’ai de disponible à utiliser ce “don” de l’écriture sur de nombreux groupes du Net
à combattre tous les propagandistes et negationnistes que j’y croise

Élisabeth
Élisabeth
9 hours ago

Je béni Israël.
Quand les pensées s’agitent en foule au dedans de nous, toi, ö Eternel tes consolations et tes promesses réjouissent notre Âme. Alléluia !!!
Bénédictions.

Lydia Amsallem
Lydia Amsallem
9 hours ago

Tout est dit et tellement bien dit . Merci Sarah d’avoir traduit ce que chacun de nous ressent au plus profond de son coeur.

Alexandre
Alexandre
8 hours ago

J’ai la gorge serrée 🥹 j’❤️ Israël de tout mon cœur de toute mon âme ❤️❤️❤️
Nous sommes beaucoup en France à prier pour vous et votre beau pays 🙏🙏🙏🙏

Martine
Martine
6 hours ago

Bravo et Merci Sarah pour votre vécu vous avez tout dit
les mots guérissent les maux
j habite aussi en Israël et la vie s est arrêtée ce matin
l impensable est survenu !!
nous sommes un peuple uni dans la Simha comme dans la douleur
le 7 octobre 2023 restera une date douloureuse mais pleins d espoirs
et espérons dire
PLUS JAMAIS ÇA 🇮🇱🙏

Ghislaine
Ghislaine
5 hours ago

JE T’ ADORE, MON PEUPLE, TOUS LES ENFANTS , SONT MES ENFANTS,MES SOLDATS, MES ANCIENS ,TOUS, MES FRERES ET MES SOEURS ,ET NOS AÏEUX QUI SONT EN NOUS
JE VOUS ADORE ..
A DISTANCE ,MAIS COMBIEN DEMOLIS, ET COMBIEN RAGEUSEMENT, DOULOUREUSEMENT RELEVÉS MAIS
DEBOUT, OBSTINEMENT FATIGUÉS MAIS FORTS…

SI LE MONDE POUVAIT EVALUER LE POIDS DE NOS 15 ou 16 millions de fois nos SOUFFRANCES ,DE L’INJUSTICE, DE NOTRE COLERE DE NOS HURLEMENTS SILENCIEUX, DE NOS PRIERES, IL CHANCELERAIT…

ET D’AILLEURS N’ESTIL PAS EN TRAIN DE BASCULER..?.
MAIS BIEN SÛR, …LA REPONSE DE HACHEM EST DANS LES HORREURS QUI PARTOUT NOUS ENTOURENT DANS LA DIASPORA.. .IL NE FALLAIT PAS TOUCHER A UN SEUL DE NOS ENFANTS ET DE NOS FRÈRES

AM ISRAEL HAÏ. !!

.

Cayatte
Cayatte
4 hours ago

Am Israel
Haï 💙🤍🇮🇱🙏

Chantal kutscher
Chantal kutscher
4 hours ago

Merci tout simplement merci 🙏🏻 c’est article est la preuve certaine que notre peuple est différent notre peuple s’aime notre peuple est une famille uni quoi qu’il arrive Israël vivra

Dretzolis
Dretzolis
3 hours ago

un témoignage, qui pourrait etre des témoignages j’ai versé des larmes encore et encore
merci

Jadelia
Jadelia
2 hours ago

C’est exactement ce que nous ressentons. Vous avez trouver les mots justes et émouvants pour expliquer la force et l’unité de notre peuple.

Maryameh
Maryameh
2 hours ago

Bien chère Sarah, chez qui je lis si souvent les mots justes, ces mots qui poignardent le cœur du tranchant de leur vérité brute car humaine bien au-delà de l’humanité dont nous sommes habituellement capables, de ce tranchant aiguisé par le diamant de l’Amour divin, bien chère Sarah, merci.

Un merci sans fioriture, un merci brut lui aussi, un merci dont la puissance ne s’encombre pas d’adverbe.

Un merci de la part d’une Chrétienne que le si noir 7 a faite Juive de cœur. Pleinement. À jamais.
Désormais engagée pour, avec et auprès de mes sœurs et frères Jui.f.ve.s.

Merci pour votre partage de ces moments cruels, poignants, terriblement angoissants ayant aussi laissé une empreinte indélébile sur les cœurs des non Jui.f.ve.s de bonne volonté, de par le monde entier.
Si beaucoup se taisent et ne se lèvent pas encore, nombreux et nombreuses sont-ils et elles à aimer, soutenir et prier pour AmYisrael, qui moins que jamais n’est seul, quoiqu’en disent les hurlements des hordes et les fausses apparences qu’ils engendrent.

Je sais et j’ai le plus grand respect pour l’attention et les marques de sympathie que vous ne cessez de prodiguer aux non Juif.ve.s dont les yeux (se) sont ouverts.
J’en suis personnellement à l’entrée de chaque Shabbat profondément touchée.
Belle est votre âme, Sarah !

Oui, vous avez raison, l’amour est plus fort que la haine.
La solidarité et la fraternité que vous témoignez avoir vu émerger de toute part et vibrer en Eretz sont le ciment qui a toujours soudé Am Yisrael pour le conduire depuis des millénaires vers le Cœur divin, sous Ses Ailes d’argent.

Un ciment que l’on voit certes se fissurer parfois mais toujours se resouder, d’une solide et indestructible cohésion entre les grains de sable qu’est la promesse faite à Abraham.

Barukh Hashem !
Am Yisrael Hay !

ינבר אלי
ינבר אלי
1 hour ago

אמ ישראל חי

Danielle Hadida
Danielle Hadida
1 hour ago

Émouvant, juste et magnifique!!!
Am Israël Haï!!!

Cohen
Cohen
1 hour ago

Magnifique et bouleversant am Israël hai

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