Si les morts pouvaient parler…

Tribune d’outre-tombe – Ce qu’ils diraient aujourd’hui du monde

Ils ne reviennent pas pour être honorés.
Ils ne reviennent pas pour qu’on les célèbre sur TikTok.
Ils reviennent parce que vous les avez trahis.

Émile Zola ouvre le bal

Il tient son vieux manuscrit trempé de sueur : J’accuse.
Mais cette fois, il ne l’adresse plus à l’armée.

« J’écrivais pour sauver un innocent, et vous, vous sacrifiez des innocents sur l’autel de votre idéologie.
J’avais dit que “la vérité est en marche et rien ne l’arrêtera”. Mais vous avez appris à l’arrêter — à coups de hashtags, de censure, de lâcheté diplomatique.
Vous avez repeint l’antisémitisme en progressisme. Et l’ONU applaudit. »

Albert Einstein entre, ses cheveux plus en bataille que jamais

Il lit les résolutions de l’ONU comme s’il lisait un mauvais traité de physique quantique.

« Je vous ai prévenus : le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui regardent sans rien faire.
Et vous ? Vous regardez. Vous discutez. Vous tergiversez pendant qu’on massacre des enfants juifs.
Vous avez remplacé la science par la propagande, la raison par l’émotion militante. Et vous appelez ça humanisme ? »

Simone Weil apparaît, presque translucide

Elle tient dans les mains son essai L’Enracinement.
Ses yeux brillent d’une colère douloureuse.

« Je vous ai dit que le mal absolu, c’était de considérer certains comme “moins humains”.
Et pourtant, vous traitez les Israéliens comme des intrus sur leur propre terre, et les terroristes comme des “résistants” en quête de justice.
Vous parlez de paix, mais vous aimez la guerre — dès qu’elle frappe ceux que vous haïssez en silence. »

Sigmund Freud s’installe calmement

Il vous observe comme un psychiatre observerait une société malade.

« Vous ne pardonnez pas au Juif d’être vivant.
L’antisémitisme moderne, ce n’est pas une haine de la religion, c’est une haine de la survie.
J’ai disséqué vos névroses, et je vois que vous les avez épousées.
Vous appelez ça “décoloniser les esprits” ? Ce que vous faites, c’est les enchaîner au mensonge. »

Winston Churchill, le cigare à la main, fusille la salle du regard

« Je vous ai montré ce que signifie résister au mal.
J’ai dit : “Vous avez voulu la paix au prix du déshonneur, vous aurez la guerre et le déshonneur.”
Et vous y êtes. Vous avez laissé le Hamas se déguiser en victime. Vous avez applaudi des pancartes appelant à “libérer la Palestine du fleuve à la mer” — autrement dit : effacer Israël.
Vous appelez ça diplomatie. Moi j’appelle ça trahison. »

George Orwell se glisse dans la lumière, carnet en main

Il ne sourit pas.

« 1984 n’était pas un guide. C’était un avertissement.
Vous avez transformé le réel en roman.
Quand une armée se défend, vous dites “massacre”.
Quand un enfant est enlevé, vous dites “mise en scène”.
Quand des violeurs tuent au nom d’Allah, vous dites “conflit asymétrique”.
Ce n’est plus la vérité qui vous guide. C’est la peur de déplaire à vos maîtres idéologiques. »

Et Anne Frank, enfin

Elle ne dit presque rien. Elle est la seule qui pleure.
Dans sa main, une feuille tachée : “Je crois encore en la bonté humaine.”

« Je l’ai écrit. J’y croyais.
Mais aujourd’hui… je ne suis pas sûre.
Quand des enfants sont retenus dans des tunnels, quand leurs cris sont filmés, quand leurs mères hurlent dans le vide et que Paris applaudit l’ennemi…
Alors je me demande si vous avez encore une âme. »

Le verdict final

Ils n’ont pas besoin de se concerter.
Ils se regardent à peine.
Ils n’ont pas besoin de dire « plus jamais ça »,
car ce que vous vivez aujourd’hui, c’est déjà « encore une fois ».

Ce qu’ils avaient écrit, prévenu, crié —
vous l’avez lu, vous l’avez entendu,
et vous avez choisi de faire semblant de ne pas comprendre.

Émile Zola, qui avait risqué sa vie pour dire J’accuse, verrait aujourd’hui l’ONU condamner Israël 17 fois en un an, pendant que la Corée du Nord, l’Iran ou la Syrie sont épargnés.
Il verrait l’Espagne, l’Irlande, la Norvège et la Slovénie reconnaître « l’État palestinien » un mois après un pogrom où des enfants juifs ont été brûlés vifs.

« Vous accusez encore, mais les bourreaux ont changé de keffieh. »

Albert Einstein, qui avait fui les régimes barbares, entendrait aujourd’hui la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et la Belgique envisager de sanctionner Israël tout en maintenant des accords commerciaux avec l’Iran.
Il verrait des universités annuler des conférences de scientifiques israéliens, mais inviter des figures du Hamas au nom de la « résistance des peuples ».

« Ce n’est plus de la science, c’est du sabotage moral. »

Simone Weil, dont chaque mot pesait comme un cri, entendrait des manifestants français scander “bébé pour bébé”, comme si la mort d’un enfant pouvait justifier celle d’un autre.
Elle verrait des présidents européens exiger un cessez-le-feu pendant que des civils israéliens vivent sous les roquettes, nuit après nuit.

« Vous n’avez pas hiérarchisé la souffrance. Vous l’avez instrumentalisée. »

Sigmund Freud, qui savait que la haine trouve toujours un déguisement, verrait l’antisémitisme repeint en “anticolonialisme”,
applaudi dans les rues de Paris, diffusé dans les salles de classe en Belgique, promu sur les chaînes publiques allemandes.
Il verrait le Juif d’aujourd’hui redevenir l’intrus, l’oppresseur, l’ennemi symbolique d’un monde désorienté.

« Vous n’avez pas guéri vos névroses. Vous les avez proclamées vertus. »

Winston Churchill, qui refusait tout pacte avec la barbarie, verrait l’Union européenne étudier la suspension de l’accord UE-Israël, pendant que le Hamas est reçu en coulisses à Doha ou Madrid.
Il entendrait des diplomates français parler de “riposte disproportionnée”, le lendemain de l’assassinat de familles entières.

« Vous n’avez pas choisi la paix. Vous avez choisi de plaire aux tueurs. »

George Orwell, qui avait prédit que la vérité serait inversée, lirait :
« Les otages ont été libérés malgré l’armée israélienne. »
« Les tunnels creusés sous les écoles sont des abris. »
« L’enfant juif assassiné est une conséquence du contexte. »

Il verrait la presse européenne se transformer en ministère de la parole molle,
et les ONG produire des rapports où l’assaillant devient victime par glissement rhétorique.

« Ce n’est pas une guerre des mots. C’est un crime de langage. »

Anne Frank, qui avait cru malgré tout en la bonté humaine,
verrait des capitales européennes accueillir les soutiens du 7 octobre comme des héros.
Elle verrait le monde pleurer des roquettes détruites, mais détourner les yeux des bébés égorgés.
Elle entendrait l’ONU accuser Israël d’avoir “provoqué” son propre massacre.

« J’avais foi en vous. Mais vous avez vendu cette foi pour un hashtag. »

Alors non.
Ils n’ont plus rien à dire.

Leurs plumes sont usées.
Leurs visages sont graves.
Leurs livres, pleins de vérité, sont couverts de poussière —
que vous avez préféré balayer, pour hurler avec la meute.

Et leur jugement tombe.
Pas en colère.
Pas en larmes.
Froid. Comme une pierre tombale.

**Vous n’avez rien appris.
Rien de nos mots.
Rien de nos luttes.
Rien de nos morts.
Vous avez tout reçu — et vous avez tout gâché.
L’Histoire ne vous sauvera pas. Parce qu’elle se souviendra que vous saviez.

Sarah BEN – Trouver en Israel 

🌙 Shavoua Tov – Unis, informés, engagés

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Cohen Yaël
Cohen Yaël
10 months ago

Magnifique texte Sarah Ben !!!
Chavoua Tov & Neshikot
Merci 💜
Yaël

Taieb eva
Taieb eva
10 months ago

Excellent

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