AVC et troubles du sommeil. Une étude fait le lien

AVC, ces trois lettres ont la faculté de générer la peur parmi les personnes qui avancent en âge.

L’Accident Vasculaire Cérébral est l’une des trois causes principales de mortalité dans le monde occidental, et le principal facteur d’invalidité induite. Il est lié la plupart du temps à une perturbation de l’alimentation sanguine dans une zone particulière du cerveau.

En Israël, environ 15.000 nouveaux cas d’AVC sont diagnostiqués chaque année.

Seuls 40% des cas (environ 5200 patients) arrivent suffisamment à temps pour obtenir des traitements permettant de limiter les risques d’infirmité, ce qui n’est pas le cas d’environ 7800 patients, alors que 2000 patients n’arrivent pas du tout à l’hôpital.

Lors d’une étude réalisée en 2013, par le centre national de contrôle des maladies du Ministère de la Santé, et l’association neurologique en Israël, il a été constaté que la plupart des personnes ayant subi un AVC, nécessitaient ensuite une rééducation, assortie d’une aide leur permettant d’effectuer des actes basiques.

La plupart des personnes victimes d’un AVC (84%) ont plus de 60 ans, mais il est possible que des personnes plus jeunes de 20 ou 30 ans soient aussi atteintes. Si les femmes représentent environ 44% des personnes atteintes, en revanche la gravité des dommages est plus importante chez les femmes que chez les hommes.

Des micro-AVC ou AVC ischémiques, des accidents vasculaires cérébraux transitoires peuvent aussi apparaitre, et on estime qu’une personne qui a eu un accident vasculaire cérébral ou une crise cardiaque, voit son risque de subir un AVC, 10 fois plus élevé qu’une personne du même âge et du même sexe.

Les causes

Parmi les causes pouvant produire les AVC, les antécédents familiaux sont à considérer, la composante génétique étant très importante.

Mais plusieurs facteurs de risque, liés à notre style de vie, à notre alimentation, à notre état de santé général, peuvent être gérés ou modifiés :

  • La fibrillation auriculaire (FA) est un type de trouble du rythme cardiaque. C’est l’une des causes les plus fréquentes d’AVC thrombotique, en raison de la stagnation du sang dans les oreillettes du cœur, et de la possible formation de caillots sanguins obturant l’un des vaisseaux qui se rendent au cerveau.
  • L’hypertension artérielle, induit une projection très puissante de sang dans les artères, et une pression sur les vaisseaux sanguins, ce qui augmente la probabilité de saignement ou d’obstruction.
  • L’athérosclérose, responsable de l’accumulation de graisses dans les parois des artères, qui auront tendance à durcir et à se rétrécir. Un caillot de sang est alors susceptible de se former au-dessus de la couche graisseuse, qui en migrant provoquera un accident vasculaire cérébral.
  • Un taux de cholestérol élevé, qui devra être réduit
  • Le diabète sucré : Des niveaux élevés de sucre dans le sang peuvent détruire les vaisseaux sanguins, les rendre plus durs et plus étroits, et donc augmenter le risque de blocage.</li><br><br>
  • Le mode de vie
    • Chez les fumeurs : Il existe un lien entre le tabagisme et les accidents vasculaires cérébraux et de nombreuses autres maladies.
    • Chez les personnes en surpoids : « Le surpoids augmente le risque d’AVC. Le risque le plus élevé existe chez les personnes qui ont tendance à prendre du poids au centre du corps (“obésité abdominale”). L’obésité entraîne également des taux élevés de lipides sanguins (cholestérol), de l’hypertension et du diabète. Même une petite perte de poids, de 5 à 10 % du poids corporel, peut réduire le pourcentage de graisse abdominale et réduire le risque d’accident vasculaire cérébral et de maladie vasculaire.»
  • Le manque de sommeil peut aussi induire un risque accru d’AVC

 

En effet selon une nouvelle recherche effectuée par des scientifiques américains, les personnes souffrant de troubles du sommeil courent un risque significativement plus élevé (+16%) de développer un accident vasculaire cérébral. Le traitement des troubles du sommeil réduit le danger.

La revue médicale Neurology a publié les résultats de cette étude, qui indique que le risque est particulièrement élevé pour les plus de 50 ans, qui « souffrant de 5 à 8 symptômes ayant provoqué des troubles du sommeil, sont 4 fois plus susceptibles (+38%) de souffrir d’un accident vasculaire cérébral, par rapport aux moins de 50 ans jouissant d’un sommeil continu sans perturbations. »

31 000 participants, âgés en moyenne de 61 ans, qui n’avaient jamais subi d’AVC auparavant, ont ainsi été suivis, 9 années durant, afin de déterminer s’il leur était difficile de s’endormir, quelle était la fréquence de leurs insomnies, combien de fois ils se réveillaient pendant le sommeil, et s’ils avaient du mal à se réveiller tôt le matin…

Nous ne savons pas pour l’heure si les résultats de cette étude auront un retentissement sur la rentabilité économique d’Israël, sur la ponctualité au travail et le gain d’énergie, mais si les taux d’AVC pouvaient être réduits, le bénéfice pour la santé publique pourrait être conséquent.

Pour l’heure je vous laisse, il est temps de dormir…

Yaacov BEN DENOUN

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